Luca Giacomoni

 

Luca Giacomoni

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. WORKSHOPS

Comment mettre en forme la problématique principale qui se cache derrière une scène ou au cœur même de la pièce ? Comment, à travers cette forme, tisser des liens avec les spectateurs ? Comment le maintenir vivant jusqu’à la fin de la pièce ? Chaque année, au début d’un atelier ou d’une mise en scène, je me trouve confronté aux mêmes questions. Pourtant, je sens clairement que je ne peux pas utiliser les réponses d’hier. Chaque artiste est obligé de renouveler les questions fondamentales qui animent sa pratique théâtrale et découvrir, jour après jour, comment incarner une nouvelle réponse.

Il en va de même pour l’enseignement. Il est très dangereux d’avoir une méthode fixe préparée à l’avance, car le travail risque de se cristalliser et devenir sourd aux besoins de ceux qui veulent apprendre. Chaque atelier sera donc pensé spécifiquement pour les besoins des participants et, en même temps, sera enrichi de lectures des grands théoriciens du théâtre - Craig, Artaud, Brecht, Stanislavski ou Meyerhold. Il s’agira de faire ressentir aux participants que chaque acte créatif est à la fois la découverte de l’instant présent, et le résultat d’une histoire, appartenant à une lignée artistique bien précise.

Pour plus d’informations sur les prochains workshops, il suffit d’envoyer un mail à : luca.giacomoni@whystories.net.

. CITATIONS

“Siamo storie, contenute in quei venti centimetri complicati dietro i nostri occhi, linee disegnate da tracce lasciate dal rimescolarsi delle cose del mondo, e orientate a predire accadimenti verso il futuro, verso la direzione dell’entropia crescente, in un angolo un po’ particolare di questo immenso disordinato universo.”

Carlo Rovelli - L’ordine del tempo

“Let me state my belief that such matters as the bilateral symmetry of an animal, the patterned arrangement of leaves in a plant, the escalation of an armaments race, the processes of courtship, the nature of play, the grammar of a sentence, the mystery of biological evolution, and the contemporary crises in man's relationship to him environment, can only be understood in terms of an ecology of ideas.”

Gregory Bateson - The science of mind and order

"Une fois, en sortant de chez lui, Bram remarque une paire de lunettes dans une poubelle. Il les essaie. Elles lui conviennent. Il les a gardées vingt ans. Mais un jour il dut se rendre chez l'oculiste. Examen des yeux, des lunettes. Stupeur de l'oculiste : “Mais avec de telles lunettes, vous ne pouvez rien voir.” Et aussitôt : “Que faîtes-vous donc dans la vie ?” Bram a perçu l'étonnement nuancé de moquerie et, magnifique : “Je peins ma vie intérieure".

Charles Juliet - Rencontres avec Bram Van Velde

“L'inferno dei viventi non è qualcosa che sarà. Se ce n'è uno, è quello che è già qui, l'inferno che abitiamo tutti i giorni, che formiamo stando insieme. Due modi ci sono per non soffrirne. Il primo riesce facile a molti : accettare l'inferno e diventarne parte fino al punto di non vederlo più. Il secondo è rischioso ed esige attenzione e apprendimento continui : cercare e saper riconoscere chi e cosa, in mezzo all'inferno, non è inferno, e farlo durare, e dargli spazio.”

Italo Calvino - Le città invisibili

. BIOGRAPHIE

Je suis metteur en scène, et mon intérêt pour le monde du récit vient de très loin. Après une maîtrise en Lettres et Philosophie à l’Université de Bologne avec Manlio Iofrida, j'étudie le structuralisme linguistique (De Saussure, Mauss, Levi-Strauss, Barthes, Genette) et le formalisme russe (Todorov, Propp, Jakobson). C’est le début du voyage.

En 1998 je fréquente à Venise la masterclass Penser l'art, règle et anarchie, animé par Jean Baudrillard, Paolo Fabbri et Joseph Kosuth : un laboratoire philosophique et artistique organisé par Trivioquadrivio. Parallèlement à mon cursus universitaire, je commence à étudier la danse et le théâtre. Cette découverte est comme un choc : le corps devient vite l’outil privilégié pour comprendre le monde. Ensuite, ma thèse Conscience de la chair sera une exploration approfondie de la phénoménologie du sensible chez Maurice Merleau-Ponty.

Je poursuis ma recherche sur le corps avec Eugenio Barba et l’Odin Teatret autour du projet Università del Teatro Eurasiano. Je vais en Inde travailler auprès d’Abani Biswas, puis je rencontre Jairo Cuesta et Jim Slowiak (collaborateurs de Jerzy Grotowski sur Theatre of Sources et Objective Drama). Je découvre la Commedia dell'Arte de Claudia Contin et Ferruccio Merisi, ainsi que le clown de Léo Bassi. Pendant cinq ans je suis le travail de Gennadi Bogdanov, héritier de la biomécanique de Meyerhold, jusqu’à la réalisation de Georges Dandin au CRT de Milan. Plus tard, mon amour pour l’école théâtrale russe m’amènera plusieurs fois à Saint-Petersbourg et à Moscou.

En 2006 j'intègre l’École de Théâtre Jacques Lecoq à Paris - que je quitte un an plus tard, impatient d’apprendre sur le terrain. Arrivé à Paris depuis peu (et ne sachant pas vraiment quel chemin prendre pour continuer mon apprentissage), je décide d’écrire à Peter Brook et demander conseil : les quelques rencontres avec le grand metteur en scène anglais laissent en moi une trace inoubliable.

En 2009, je participe à un stage du Théâtre du Soleil. Je propose aux 450 participants un projet d’improvisation théâtrale dans des lieux éloignés de notre cercle : maisons des retraites, hôpitaux, écoles d’art, foyers d’accueil. Plus de 100 personnes répondent à l’appel pour suivre l’atelier Le théâtre en dehors du théâtre, et nous formons un groupe de recherche international. Suite à cela, Ariane Mnouchkine nous prête la salle de répétition à la Cartoucherie de Vincennes pour poursuivre le travail entamé. C’est la naissance de la compagnie Trama. Dans ce cadre, j'ai l'occasion d'inviter des artistes de renom comme Germana Giannini, Tapa Sudana, Richard Schechner, Bruce Myers, Alain Maratrat, Joëlle Bouvier et Yoshi Oïda.

. CRÉATIONS

Depuis mon arrivé en France, j'ai mis en scène cinq spectacles : Tu tueras ton père et tu épouseras ta mère, création collective d’après Ovide, Œdipe Roi de Sophocle, Médée-Matériau de Heiner Müller, Les babouches d’Abou Kacem, création collective d’après un conte soufi et ILIADE, série théâtrale en 10 épisodes - d’après Homère et Alessandro Baricco - réalisée en partenariat avec le centre pénitentiaire de Meaux. Aujourd’hui je prépare deux nouvelles créations : Métamorphoses, d’après Ovide et les récits autobiographiques de femmes victimes de violence ; Hamlet de William Shakespeare en partenariat avec l’hôpital psychiatrique Saint-Anne.

. PRESSE

Le Monde
"Pas de costume, pas de décor. Juste de l'humain et le texte. Ça ramène au sens premier du théâtre. On fait ça pour se réunir et vivre ensemble une expérience humaine." L'article de Solène Cordier

Le Figaro
"Ce qui fait de cette Iliade un modèle, c'est que le projet a été conduit comme une production professionnelle qui va être présentée hors les murs. Ce qui frappe, c'est l'homogénéité de l'ensemble et la sincérité de l'engagement de chacun." L'article d'Armelle Heliot

L’Humanité
"Une prise de risque pour chacun et pour tous mais un processus de fraternisation qui les soude les uns aux autres et qu’ils nous communiquent depuis le plateau. Magistral." L'article de Marina Da Silva

Les Inrocks
"Pendant dix jours, des hommes incarcérés à la prison de Meaux jouent l'Iliade d’Homère avec des comédiens professionnels, sur la scène du Théâtre Paris-Villette. L’expérience artistique a transformé les détenus." L'article de Jérôme Le Boursicot

RTL
"Vous êtes immédiatement touchés par un chant qui berce les pires horreurs d'une guerre qui s'éternise entre grecs et troyens. Sur scène, les hommes apparaissent, le visage fermé, les yeux sombres." L'article d'Anaïs Bouissou

Théâtre Actu
"Ces regards, ces présences magnétiques, ces gueules cassées, toutes au service de la pièce et du texte : c’est un véritable moment de théâtre qu’on nous donne à voir. Iliade est un objet absurde, hors-norme, terriblement humain. Foncez." L'article de Thibaut Davi